Imagerie fonctionnelle

La plate-forme imagerie fonctionnelle a été réorganisée de manière sectorielle ; un volet d'imagerie préclinique et un volet d'imagerie clinique ont été définis.

L'imagerie clinique : un regroupement de compétences

Le réseau d'imagerie oncologique a été mis à l'épreuve dans le cadre du réseau structurant Gliome Grand Ouest. Cette expérience a porté sur l'Imagerie par Résonance Magnétique (IRM). La première étape a consisté à coordonner des images réalisées sur des patients à l'aide de différentes machines d'imagerie. Un contrôle-qualité des appareils d'IRM a été effectué afin de quantifier et d'analyser de façon pertinente des données d'origines hétéroclites.
Un protocole multicentrique applicable à l'ensemble des IRM a été défini à partir d'images tests répétées. Sa mise en oeuvre a nécessité au préalable l'injection d'un agent de contraste dans les tissus et l'examen de sa propagation dans la tumeur.

 

L'imagerie préclinique

La méthodologie de l'analyse des sites a consisté en un inventaire des ressources. La plupart des plates-formes d'imagerie du Cancéropôle développent une activité qui dépasse les frontières de la cancérologie. Leurs périmètres d'intervention ont été pris en compte afin de les distinguer selon leurs statuts. Certaines sont impliquées dans la satisfaction des besoins d'une équipe, d'un site ou d'un réseau, alors que d'autres sont orientés vers la recherche. Leur opérationnalité et leur implication dans la démarche qualité ont été évaluées.
Le réseau d'imagerie du Cancéropôle Grand Ouest permet de radiographier des animaux pesant jusqu'à 500 grammes. Ces appareils d'imagerie médicale présentent une qualité suffisante pour apporter à la communauté scientifique des informations fiables.


Dans le cadre d'une démarche de recherche translationnelle, des ruptures technologiques ont été nécessaires pour miniaturiser les sytèmes. Elles ont permis d'améliorer la sensibilité et la résolution des examens réalisés sur les petits animaux. La conjugaison de l'imagerie ultrasonore, de l'IRM, des rayons X, des scanners, des techniques radioisotopiques et optiques, ont produit des résultats intéressants. Ils associent des paramètres anatomiques, physiologiques, métaboliques et moléculaires.
Ces techniques ont atteint un degré de maturité qui les rend exploitables pour la recherche en cancérologie. Cependant, un besoin de développement méthodologique continu existe, en particulier dans le domaine de l'IRM et de l'imagerie quantitative.

Responsables :

Hervé Saint Jalmes, Rennes et Alain Le Pape, Orléans