Ethique de la prise en charge de la fertilité de l'adolescent ou du jeune adulte garçons atteints d'un cancer

Par Gérard Dabouis, Consultation d'Ethique Clinique, Pôle Hospitalier Mutualiste Jules Verne Professeur Emérite de l'Université, Chercheur associé CREN-EA-2661, Chercheur résident USR 3491-CNRS- MSH Ange Guépin (Projet ESIREP-EPIMAT)

 

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Résumé : 

Les adolescents et jeunes adultes atteints d’un cancer sont invités lorsque les traitements comportent un risque de destruction ou d’altération des cellules reproductrices à préserver leur fertilité. Le fait que cette autoconservation soit étudiée chez les adolescents et jeunes adultes ajoutent encore à la problématique : la question de la maturité, de la découverte de son corps, de la relation avec les parents... À partir de l’étude « L’annonce d’une maladie à caractère vital à un adolescent, jeune adulte et à leur famille » commencée en 2012, les entretiens réalisés auprès des patients, parents et soignants ont permis de mettre en lumière plusieurs problématiques. Sur la réalisation de l’information de l’autoconservation, le cadre est mal défini (1). Qui s’en charge ? Le service d’oncologie, le CECOS par le biais d’un guide, le médecin, les soignants, un homme, une femme ? Les ressentis montrent une gêne sur cette question difficilement surmontée. Dès lors, la question de la réalité du consentement du jeune garc¸on se pose (2). Il y a parfois ici un enjeu de conflits : parents/enfants, patients/soignants.
La gêne perdure de fac¸on croissante lorsque sont exprimées les difficultés de la réalisation de l’acte d’autoconservation (3). Au mieux c’est un moment que le jeune patient veut oublier,au pire cela se passe très mal dans la perception de l’acte. Enfin au regard de l’âge, le rôledes parents reste primordial (4). Au final, l’étude montre qu’au niveau du ressenti, des progrèssont à accomplir aux quatre stades décrits.

 

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