Réseau Prostate - ReSCaP

Le cancer de la prostate est le cancer le plus fréquent chez l’homme en France, avec une incidence croissante. Les facteurs de risque reconnus sont les antécédents familiaux et l’origine ethnique, puisque le risque de développer la maladie est 2 fois plus élevé chez les hommes originaires de l’Afrique subsaharienne que chez les caucasiens. C’est une pathologie très hétérogène, certains cancers évoluant de façon indolente parfois sans nécessité thérapeutique alors que d’autres présentent un risque élevé de métastases et de décès.

Il est actuellement difficile de prédire ce potentiel évolutif au moment du diagnostic, rendant nécessaire la recherche de marqueurs d’agressivité à partir de bio-ressources, tissu tumoral et tissu adipeux.


En effet, le tissu adipeux est potentiellement impliqué dans la genèse et la progression du cancer de la prostate à plusieurs titres : sa composition en acides gras, reflétant l’apport nutritionnel, pourrait influer sur la croissance et la migration des cellules tumorales prostatiques. De plus, le tissu adipeux est un site de stockage préférentiel pour la plupart des polluants organiques persistants, dont certains sont des perturbateurs endocriniens.

Ce type d’études nécessite la constitution de bases de données multicentriques prenant en compte les facteurs de risque reconnus, avec collection de bio-ressources.

Le réseau interrégional ReSCaP a vu le jour en janvier 2014. Il regroupe 14 équipes réparties dans les 4 régions du Grand Ouest (Bretagne, Centre, Pays de la Loire, Poitou-Charentes).

Le réseau est composé d’équipes d’urologues, pathologistes et scientifiques, reconnues pour leurs expertises dans le domaine du cancer de la prostate. Cette multidisciplinarité a permis la mise en place de ce réseau structurant associant recherches clinique et fondamentale.

Les objectifs du réseau sont :

  • la mise en place dans le Grand Ouest d’une base de données clinique multicentrique unique en France sur le cancer de la prostate. Les équipes cliniques sont celles des 6 CHU du Grand Ouest (Angers, Brest, Nantes, Poitiers, Rennes, Tours) et du CHU de Pointe-à-Pitre (Guadeloupe).
  • à partir de la collection biologique associée, d’étudier les relations entre le tissu adipeux et la tumeur prostatique (composition du tissu adipeux, communication entre tissu adipeux et cellules tumorales) afin d’identifier des marqueurs associés à l’agressivité tumorale. Cela permettra :
  • de mieux définir le risque d’agressivité des cancers prostatiques au moment du diagnostic pour une meilleure prise en charge des patients.
  • d’identifier des composés en lien avec l’agressivité tumorale sur lesquels il pourrait être possible d’agir préventivement.
  • de mettre en évidence des cibles thérapeutiques potentielles

Les actualités du réseau

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