Etude MyPeBS, mobilisation générale pour un dépistage personnalisé

Alors que le dépistage organisé du cancer du sein ne touche que la moitié de sa cible depuis plusieurs années, le consortium international MyPeBS, dont la Fondation ARC est membre, pose une question cruciale : un dépistage dont le protocole serait adapté au niveau de risque de chaque femme ne serait-il pas plus efficace ? Une grande étude, promue par Unicancer et financée par le programme européen « Horizon 2020 » se propose d’inclure 85 000 femmes à travers 5 pays afin d’y répondre.

En France il s’agit de recruter 20 000 femmes volontaires avant mai 2021. Pour participer à l’étude, rendez-vous sur le site https://mypebs.eu/fr/participez-a-letude-mypebs

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Découverte importante dans les leucémies publiée dans Oncogene

L’équipe LNOx « Niche leucémique et métabolisme oxydatif » (CNRS ERL7001/EA7501, Tours – www.lnox-team.org) du Cancéropôle Grand-Ouest vient d’identifier un nouveau mécanisme de résistance des leucémies aux chimiothérapies. Publié dans le journal Oncogene, ces recherches du Pr Olivier Hérault et ses collaborateurs ont identifié un rôle clé des communications entre les cellules leucémiques et leur environnement (les jonctions Gap) qui favorisent la résistance aux traitements. Cette découverte majeure offre de nouvelles pistes thérapeutiques prometteuses pour réduire de risque de rechute après traitement de ces graves affections.

 

Cette étude décrit notamment les effets anti-leucémiques de la carbenoxolone (CBX), un dérivé de l'acide glycyrrhétinique déjà utilisé dans les affections buccales et oesophagiennes. Cette molécule bloque l'assemblage des connexines, les constituants des jonctions gap qui s'établissent entre les cellules leucémiques et les cellules du microenvironnement (cellules stromales mésenchymateuses ou MSCs). En modifiant les interactions entre ces cellules, le CBX perturbe le métabolisme énergétique des cellules leucémiques et diminue leur résistance à la chimiothérapie (aracytine ou Ara-C) tout en ayant une activité anti-leucémique en elle-même.

 

En savoir plus : Kouzi F et al. Disruption of gap junctions attenuates acute myeloid leukemia chemoresistance induced by bone marrow mesenchymal stromal cells. Oncogene. 2019 Oct 24. doi: 10.1038/s41388-019-1069-y.

Gregg Semenza, prix Nobel de Médecine 2019, est dans l'Editorial board de cette revue du groupe Nature.

 

Hypérion - un nouvel outil de précision à Brest contre le cancer

Grâce à Hypérion®, les chercheurs pourront être en mesure de comprendre pourquoi un traitement est efficace sur un patient et inefficace chez un autre. Grâce à ses capacités d’analyse dans le sang, il est également possible d’identifier les cellules à l’origine de tumeurs et de métastases, de prédire plus facilement les réponses aux traitements, mais aussi d’identifier très précocement des marqueurs de rechute ou les bases de résistance à un traitement anticancéreux, et ce à l’échelle de la cellule.

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Certains polluants organiques persistants pourraient augmenter l’agressivité du cancer du sein

Si les polluants organiques persistants ou POPs sont déjà soupçonnés de favoriser le cancer du sein, leur impact sur son agressivité demeure peu étudié. Une équipe de recherche de l’Inserm et d’Université de Paris, au sein du laboratoire « Toxicité environnementale, cibles thérapeutiques, signalisation cellulaire et biomarqueurs » a réalisé une étude préliminaire pour explorer l’hypothèse selon laquelle les POPs pourraient favoriser le développement des métastases dans le cancer du sein.

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Un « Google Maps » du système immunitaire pour prédire la réponse aux traitements contre le cancer

Comment prédire la réponse d’un patient à tel ou tel traitement ? Grâce à un travail colossal de mise en commun de données scientifiques, mené par une chercheuse de l’Institut Curie avec ses collègues de l’Inserm, un outil innovant et collaboratif pourrait aider à affiner les stratégies thérapeutiques pour lutter contre le cancer.  Ses résultats sont publiés dans Nature Communications du 22 octobre 2019.

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Horizons : quelles ambitions pour la lutte contre le cancer demain ?

L’Institut national du cancer publie son rapport annuel 2018 et présente l’ensemble des actions menées en faveur de la lutte contre le cancer et les avancées dans le domaine de la cancérologie.

Intitulé « Une année porteuse d’espoirs », ce rapport d’activité souligne les avancées majeures dans la lutte contre les cancers et les résultats obtenus. Il le fait sans omettre de pointer les domaines pour lesquels la détermination de l’Institut et la mobilisation de l’ensemble des acteurs œuvrant dans la lutte contre les cancers, demeurent indispensables.

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